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C’est quoi le consentement ?

La réforme du droit pénal sexuel est entrée en vigueur le 1er juin 2022. Cette réforme introduit explicitement la notion de consentement.

Le consentement est une condition importante pour qu'un acte sexuel soit considéré comme légitime. Le consentement doit être donné librement, sans pression ou contrainte. Il peut être retiré à tout moment, même pendant l'acte sexuel. Le simple fait qu’une personne ne résiste pas, ne peut pas être considéré comme un consentement. De plus, le consentement ne peut pas être donné si la personne est vulnérable (par exemple : sous l'influence de l'alcool ou des drogues), menacée, contrainte, surprise, trompée ou si elle est inconsciente ou endormie.

La réforme fait expressément mention de situations dans lesquelles le mineur d’âge n’est jamais réputé avoir la possibilité d’exprimer librement son consentement, notamment dans le cas d’inceste

#jdiwi - GuiHome fait le point sur le consentement pour toi !

Infor Jeunes Luxembourg propose une animation sur le consentement et le cyber-consentement.

Télécharge :
Catalogue animations Infor Jeunes Luxembourg 2025

A partir de quel âge peut-on avoir des relations sexuelles ?

Selon la loi, tu peux avoir des relations sexuelles à partir de 16 ans. Cela signifie qu’avant cet âge, il est considéré que le mineur ne peut consentir à un rapport sexuel. Cela entraine pour conséquence que si une personne majeure entretien une relation sexuelle avec un mineur de moins de 16 ans, ce sera automatiquement considéré comme étant un viol.

Toutefois, des exceptions sont prévues. Ainsi, à 14 ans, tu pourras consentir librement à une relation sexuelle si ton partenaire à moins de 3 ans de plus que toi.

⚠️ Attention :  même après 16 ans, il n’y a pas de consentement possible dans certaines situations : entre un parent et son enfant, entre un prof et un élève…

Mes parents ont-ils encore leur mot à dire sur mes relations sexuelles après 16 ans ?

Oui, jusqu'à tes 18 ans, tu restes sous autorité parentale

Tes parents ont un devoir d’éducation et de surveillance, notamment au niveau de tes fréquentations. Même si leur autorité doit être exercée en fonction de ta maturité, ils peuvent t’interdire certaines relations s’ils estiment qu’elles pourraient t’être nuisibles.

Cela dit, dans la plupart des cas, un dialogue ouvert reste la meilleure façon de trouver un terrain d'entente !

Quelles sont les différentes violences sexuelles ?

Quand on parle de violences sexuelles, cela prend en compte tous les actes à caractère sexuel non consentis. On peut aussi parler d’atteint à l’intégrité sexuelle. Il peut s’agir d’actes tels que « une main aux fesses », toucher la poitrine… mais également observer une personne qui accomplit un acte sexuel sans son consentement (voyeurisme), jusqu’au viol.
C’est aussi valable en ligne si l’acte a eu lieu en ligne et/ou par l’intermédiaire d’applications technologiques telles que les smartphones, certaines applications ou l’intelligence artificielle, comme dénuder artificiellement une personne sans son consentement.

Le cadre légal belge
La réforme du droit pénal sexuel est entrée en vigueur le 1er juin 2022. Elle est portée par la loi du 21 mars 2022 modifiant le Code pénal en ce qui concerne le droit pénal sexuel.

Cette réforme introduit explicitement la notion de consentement, qui doit être donné librement.

En tout état de cause, il n’y a pas de consentement si l’acte à caractère sexuel résulte d’une menace, de violences physiques ou psychologiques, d’une contrainte, d’une surprise, d’une ruse ou lorsque la victime est endormie.

Ci-dessous, tu trouveras une liste de différentes violences sexuelles :

Le voyeurisme et la diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel
Le voyeurisme consiste à observer une personne ou réaliser un enregistrement visuel ou audio de celle-ci sans son consentement ou à son insu alors qu’elle est dénudée ou se livre à une activité sexuelle explicite et qu’elle peut raisonnablement considérer qu’elle est à l’abri des regards indésirables.

La diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel consiste à montrer, rendre accessible ou diffuser du contenu visuel ou audio d’une personne dénudée ou qui se livre à une activité sexuelle explicite sans son accord ou à son insu. Cette infraction existe même lorsque la personne filmée ou enregistrée a consenti à la réalisation du film ou de l’enregistrement dès lors qu’elle n’a pas consenti à sa diffusion. C’est dans cette catégorie qu’on classe le revenge porn.

L’approche d’un mineur à des fins sexuelles
On le nomme aussi parfois grooming. Il s’agit de sollicitations effectuées par un majeur en vue de commettre une infraction à caractère sexuel sur un mineur. A noter que l’intention de commettre une infraction à caractère sexuel suffit, même si elle n’est finalement pas commise.

L’outrage public aux bonnes mœurs
Il consiste à outrager publiquement les mœurs par des actions qui blessent la pudeur. Il recouvre, par exemple, l’exhibitionnisme ou encore la diffusion ou la production de contenu à caractère extrêmement pornographique ou violent. On pourrait citer comme exemple, quelqu’un qui montre son sexe publiquement.

La discrimination fondée sur le sexe
Il s’agit de tout geste ou comportement qui a pour objet d’exprimer un mépris à l’égard d’une personne, en raison de son appartenance sexuelle, ou de la considérer, comme inférieure et qui entraîne une atteinte grave à sa dignité.

Le harcèlement sexuel
Il correspond à un ensemble de gestes, d’attitudes et de paroles ayant une connotation sexuelle et étant susceptible de porter atteinte à la dignité et à l’intégrité, morale et/ou physique, d’une personne et créant un environnement hostile, humiliant, dégradant ou offensant.
On pourrait citer comme exemple, quelqu’un qui fait des « blagues  »à connotation sexuelles très régulièrement à la même personne.

Si tu as subi ou pense avoir subi des violences sexuelles, ou si une de tes connaissances en a subi, n’hésite pas à prendre contact avec un de ces services :

103 écoute Une ligne d’écoute disponible gratuitement et en total anonymat de 10h à minuit, 7 jours sur 7 SOS Viol Si vous êtes victime de violences sexuelles quelles qu’elles soient ou que vous pensez l’être, ou si vous êtes en contact avec une victime de violences sexuelles, vous pouvez contacter SOS Viol (Téléphone + tchat) Brise le silence L'association "Brise Le Silence" apporte aux personnes victimes de violences sexuelles (tous genres confondus) un soutien individuel (psychologique et psychosocial) et/ou collectif via des groupes thérapeutiques, que les faits soient récents ou très anciens. L’asbl soutien également les proches et les professionnel.les en questionnement. Les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles En tant que victime, vous pouvez vous y rendre pour recevoir des soins médicaux et psychologiques et pour permettre les prélèvements des traces de violences sexuelles. Si vous le souhaitez, vous pouvez également porter plainte auprès de la police. Childfocus Childfocus (s’ouvre dans un nouvel onglet) est une fondation active en matière de disparition et d’exploitation sexuelle des enfants. Son site web regorge d'informations et de conseils à destination des victimes ou proches de victimes mineures d'exploitation sexuelle et de violences sexuelles (s’ouvre dans un nouvel onglet). Maintenant j'en parle Maintenant j'en parle est un tchat d'aide aux victimes d'abus sexuels qui s'adresse spécifiquement aux mineurs. Leur site reprend également des informations à propos des comportements sexuels inacceptables et des abus sexuels. Arrête c'est de la violence La campagne "Arrête c'est de la violence" s’adresse plus particulièrement aux jeunes et aux professionnels qui les encadrent. Le site présente des informations sur ce qui relève de la violence sexuelle, comment réagir en cas d’agression sexuelle, les conséquences de celle-ci pour la victime… mais également un numéro d'appel et un tchat disponible.

Qui contacter si je suis victime de violences sexuelles ?

La première chose à faire serait de te rendre dans un des Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles. En tant que victime, tu pourras t'y rendre pour recevoir des soins médicaux et psychologiques et pour permettre les prélèvements des traces de violences sexuelles. Si tu le souhaites, tu pourras également porter plainte auprès de la police. 

Pourquoi c'est important
Les violences sexuelles peuvent être lourdes de conséquences. En tant que victime, tu peux développer des symptômes physiques et/ou psychologiques, mais aussi avoir des conséquences au niveau sexuel et reproductif. Les violences sexuelles peuvent également avoir un impact socio-économique tant sur la victime que sur la société, par exemple lorsqu'une personne est incapable de travailler pendant une longue période à la suite des violences sexuelles. 

Pour réduire le risque de telles conséquences, il est important que la victime ait accès à des soins professionnels appropriés. Malheureusement, c'est plus facile à dire qu'à faire : seule une minorité des victimes déclare avoir cherché une aide professionnelle.

Que faire si je me pose des questions sur mes fantasmes sexuels ?

SéOS, Service d’Écoute et d’Orientation Spécialisé, est un dispositif de prévention à destination des personnes qui se questionnent sur la notion de consentement ou sur des comportements potentiellement inadéquats ou encore qui présentent des fantasmes sexuels déviants. SéOS s’adresse à toute personne directement concernée, à son entourage et aux professionnels confrontés à ces questions.
Il offre une ligne d’écoute gratuite, anonyme et confidentielle, un tchat et une adresse e-mail de contact.

Qui contacter si je me pose des questions sur mon identité sexuelle ?

Tu as peur des préjugés, des discriminations, d’exprimer réellement ce que tu ressens ?

Afin de t’épanouir pleinement dans ta vie et tes relations, il faut t’accepter et te faire accepter. Faire un choix de vie qui te convienne et non pas celui que ton entourage t’impose.

Pour en discuter et rencontrer des personnes dans la même situation que toi, tu peux t’adresser aux Maisons Arc-en-ciel. Créée par et pour les LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bi, trans, queers, intersexué.e.s, assexuel.le.s et le "plus" pour signifier que la communauté est plus large encore), la Maison Arc-en-ciel de la Province de Luxembourg s’adresse également à leurs ami(e)s et proches.

Tu y trouveras de l’information, de l’orientation, des activités, des rencontres, mais également de l’écoute et du soutien.

Maison Arc-en-ciel de Virton
Les membres de l’équipe peuvent également vous rencontrer à Arlon, Libramont, Marche-en-Famenne et Vielsalm. Horaire des permanences à Virton : Du lundi au vendredi de 13h à 17h. Disponibilité en dehors de ces horaires sur rendez-vous.
063 22 35 55 ou 0471 49 80 53 courrier@lgbt-lux.be lgbt-lux.be Avenue Bouvier 87, 6760 Virton

A écouter

Les droits des LGBTQIA+ avancent, mais les normes liées à l’hétérosexualité restent. Camille propose de déconstruire l’hétéronormativité de notre société, tout ce qui est considéré comme naturel et inné en ce qui concerne l’identité de genre et la sexualité. Dans ce podcast, Camille Regache parle des lesbiennes, gay, bi, trans, mais surtout, parle des hétéros.

 

C’est quoi les stéréotypes de genre ?

Ce sont des idées reçues et des croyances sur ce que les filles et les garçons sont censés aimer, ressentir ou faire. Par exemple : "les garçons ne pleurent pas" ou "les filles sont plus douces". Ces idées viennent de ce qu'on nous apprend depuis tout petits : en famille, à l'école, dans les médias et elles influencent sans qu'on s'en rende compte ce qu'on pense, ce qu'on ressent et comment on se comporte.


Inoffensifs ? Pas vraiment.

Même quand ils semblent positifs ("les femmes sont maternelles"), ces stéréotypes peuvent faire des dégâts. Ils entretiennent et perpétuent des inégalités concrètes : par exemple, l'idée que s'occuper des enfants, c'est "un truc de femmes" fait que ce sont encore majoritairement elles qui réduisent leur temps de travail pour ça.


Et dans ta vie ?

Ces stéréotypes peuvent t'empêcher d'explorer ce que tu veux vraiment faire. Imagine une fille qui abandonne l'idée de travailler dans la finance parce qu'elle pense que "c'est un monde d'hommes". Elle se dirige alors vers d'autres métiers, pas forcément par choix, mais par conditionnement.
Ça joue aussi sur tes résultats scolaires. Une étude l'a prouvé de façon frappante : deux groupes d'élèves ont fait le même exercice de maths. Au premier groupe, on a dit que c'était du dessin. Au second, que c'était de la géométrie. Résultat ? Les filles ont mieux réussi dans le groupe "dessin", et les garçons dans le groupe "géométrie". La seule différence ? Le mot utilisé. Juste l'idée de "faire des maths" suffit à bloquer certaines filles, pas parce qu'elles sont moins capables, mais parce que le stéréotype est déjà dans leur tête.

Si tu te poses des questions à ce sujet, que tu veux te former ou même organiser un événement, prends contact avec :

Que dois-je faire si je veux avorter ?

En cas de grossesse involontaire, un des premiers réflexes à avoir est de prendre contact avec le centre de planning familial le plus proche. Tu y recevras des conseils avisés et différentes solutions te seront proposées. Si tu es encore sous obligation scolaire, des dispositions spéciales seront à prendre avec ton école, tes parents…

Si tu ne souhaites pas mener la grossesse à terme, tu peux recourir à une IVG (interruption volontaire de grossesse).

En Belgique, c’est la loi du 15 octobre 2018 qui encadre l'IVG. Elle est autorisée si elle est pratiquée sous certaines conditions définies par la loi :

  • L’IVG doit intervenir avant la fin de la 12e semaine de conception (14 semaines d’aménorrhée autrement dit d’absence de règles) ;
  • un délai de six jours de réflexion doit être respecté entre la première consultation prévue et le jour de l’IVG. Ce délai ne peut être raccourci sauf s’il existe une raison médicale urgente pour la femme d’avancer l’interruption de grossesse.

⚠️ Attention : ces conditions sont cumulatives, c’est-à-dire qu’il faut absolument suivre les deux !

L’IVG doit se dérouler soit dans un Centre extra-hospitalier (Centres de Planning familial) soit dans un hôpital.

Le seul centre IVG de la province de Luxembourg se trouve à Arlon.

Sofélia - Centre IVG Arlon
+32 63 23 22 43 cpf.arlon@mutsoc.be sofelia.be Rue de la Moselle, 1, 6700 Arlon