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Pourquoi est-ce important d’être en bonne santé sexuelle ?

La santé sexuelle est fondamentale pour la santé et le bien-être général des personnes. Lorsqu'elle est considérée de manière positive, elle offre la possibilité de vivre des expériences sexuelles agréables et sûres, exemptes de pression, de discrimination et de violence. Ta capacité à être en bonne santé sexuelle et à éprouver un sentiment de bien-être dépend :

  • de ton accès à des informations complètes et de bonne qualité sur le sexe et la sexualité ;
  • des connaissances dont tu disposes concernant les risques auxquels tu peux être confrontés et de ta vulnérabilité face aux conséquences néfastes d’une activité sexuelle non protégée ;
  • de ta capacité à accéder aux soins de santé sexuelle.

C’est quoi la contraception ?

La contraception est l'emploi de moyens visant à empêcher qu'un rapport sexuel entraîne une grossesse. Elle est définie par l'Organisation Mondiale de la Santé comme étant « l'utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de fécondation ou l’éviter »

La contraception est souvent associée aux femmes, la majorité des solutions proposées (pilule, Dispositif Intra Utérin...) étant conçues pour elles. Il existe cependant des contraceptions masculines (contraception hormonale, thermique ou chirurgicale) qui restent moins connues ou encore en développement.

Dans un couple hétéro, si la contraception fait défaut et qu’une grossesse non désirée survient, la femme n’est pas la seule concernée. Parce qu’avoir ou ne pas avoir d'enfant, ça se décide à deux, la contraception ne doit pas être un tabou dans le couple !

Quels types de contraception existent ?

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Il existe différents types de contraception :

  • La contraception hormonale qui empêche l'ovulation : la pilule combinée ou à progestatif seul, le patch hormonal, les progestatifs injectables, l'implant, l'anneau vaginal et le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal.
  • La contraception mécanique qui crée une barrière pour empêcher la rencontre des gamètes femelles (ovocytes) et mâles (spermatozoïdes) : le préservatif externe, le préservatif interne, le spermicide + diaphragme, le stérilet en cuivre, la cape cervicale.
  • La contraception d'urgence après un rapport sexuel mal ou pas du tout protégé : la pilule d'urgence ou le DIU au cuivre d'urgence.
  • La contraception définitive aussi appelée stérilisation : vasectomie, ligature ou obstruction des trompes.

On pourrait aussi citer les méthodes basées sur la connaissance de la fertilité (aussi appelée méthode naturelle) ou les méthodes thermiques, mais celles-ci sont beaucoup moins fiables que celles listées plus haut.

Y a-t-il d'autres moyens de contraception que les préservatif pour les hommes ?

Actuellement, en Belgique, il n’y a que deux méthodes de contraception masculine reconnues par les autorités de la santé : le préservatif masculin et la vasectomie. Le problème de la vasectomie est qu’elle (quasiment) définitive. En effet, il s’agit d’une méthode de stérilisation masculine. C’est une opération mineure qui consiste à couper et bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules.

D’autres méthodes sont à l’essai ou déjà disponibles mais pas encore reconnues.
Même si tu penses que les femmes n’ont pas à supporter seules la charge de la contraception, fais attention avant de tester une méthode alternative. Pour de nombreuses raisons, la recherche scientifique n’est pas aboutie pour le moment. Et n’oublie pas qu'un suivi médical est indispensable pour transmettre toutes les informations utiles validées scientifiquement. Tu peux consulter un spécialiste tel qu’un gynécologue (formé à l’andrologie, spécialité médicale qui s'occupe de la santé masculine) ou un urologue.

En attendant, si tu veux voir toutes les options de contraception qui s’offrent à toi, consulte sans plus tarder ton centre de planning familial ! Et n'hésite pas à consulter le dossier très complet et accessible sur le site de la Fédération des Centre de planning familial.

Tu veux te protéger, mais tu n’as pas beaucoup de sous ? Ça tombe bien, tu trouveras des préservatifs gratuits chez Infor Jeunes Luxembourg ainsi que dans les centres de planning familial. Certaines mutuelles en distribuent également.

Pour savoir quel moyen contraceptif te correspond le mieux, rends-toi chez ton médecin, ton gynécologue ou dans un centre de planning familial.

C'est quoi les "IST" (Infections Sexuellement Transmissibles) ?

Les IST, c'est un groupe de maladies qu'on attrape lors de rapports sexuels. Parmi les plus connues : le sida, la syphilis, la gonorrhée, la chlamydia, les condylomes, les hépatites B et C, et l'herpès génital.

Attention : on ne voit pas toujours les symptômes ! 
Beaucoup d'IST passent complètement inaperçues. Tu peux être porteur sans rien sentir et transmettre l'infection à quelqu'un d'autre, même sans le savoir. Si tu veux vérifier les signes possibles, tu peux consulter le site depistage.be.

Le message principal : consulte si tu as un doute ! 
Au moindre soupçon, va voir un médecin pour faire un test de dépistage. Mieux vaut prévenir que guérir.

Heureusement, beaucoup se soignent bien 
La plupart des IST peuvent être traitées efficacement avec des antibiotiques, surtout si elles sont prises en charge assez tôt. Mais il y a une exception importante : le sida reste une maladie incurable aujourd'hui. Les traitements permettent de stabiliser l'état de santé et de vivre normalement, mais ils ne guérissent pas la maladie.

Prévenir ses partenaires, c'est responsable 
Si tu découvres que tu as une IST, il faut absolument te soigner rapidement. Et en plus, tu dois informer tes partenaires : ceux qui auraient pu te transmettre l'infection ET ceux à qui tu aurais pu la transmettre. C'est ce qu'on appelle la notification aux partenaires. Cette règle s'applique aussi pour tes futurs relations.

Quels sont les modes de transmission des IST ?

Concrètement, les IST se transmettent lors de certains contacts ou pratiques sexuelles. Mais toutes n'ont pas les mêmes voies de transmission, et tous les gestes ne comportent pas le même niveau de risque.
Pour mieux comprendre, voici un tableau détaillé qui recense les risques selon la pratique :

Prends le temps de lire attentivement le légende en bas : chaque couleur correspond à un niveau de risque différent (faible, moyen, élevé, ou lié au sang). Ça te permet de voir précisément quelles situations peuvent présenter un danger pour chaque infection.

Plus d'infos :

En fait, c'est quoi le SIDA ?

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). Il s’attaque aux défenses de ton corps et ton système immunitaire est détruit à petit feu. Ainsi, toutes sortes de maladies dues à des microbes peuvent se développer. Il existe des traitements pour soigner la maladie, mais aucun ne la guérit réellement.

Tu préfères une vidéo ? Regarde ce short !

Quelles sont les possibilité pour faire un dépistage du SIDA ?

Le dépistage classique
Il s'agit d'une prise de sang qui se fait entre 4 et 12 semaines après la dernière prise de risque. Il se fait dans certains Centres de référence VIH, dans des centres de dépistage (Centre Elisa, Help Center…), à l’hôpital, chez un médecin, dans un centre de planning familial, dans une maison médicale… Une semaine plus tard, tu reçois les résultats.
Son prix : entre 0€ et 50€.

Le test rapide à orientation diagnostique (TROD)
C’est un prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt ou de salive (peu courant en Belgique) qui se fait 3 mois après la dernière prise de risque. Il se fait dans certains Centres de référence VIH, dans des centres de dépistage (Centre Elisa, Help Center…), dans certaines associations… Tu as les résultats 1 minute après le prélèvement pour le sang et 20 minutes pour la salive.
Son prix : proposé gratuitement par les associations.

L’autotest
C’est un prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt qui se fait 3 mois après la dernière prise de risque. Il se fait chez soi et il est disponible en pharmacie. Tu as les résultats quelques minutes après le prélèvement.
Son prix : environ 30 €.
 
⚠️ Attention, en cas de résultat positif, tu dois obligatoirement le confirmer par un test classique.

Source : Plateforme Prévention SIDA

J’ai eu un rapport fortement à risque, que faire ?

Rends-toi dans les 48h aux urgences d’un hôpital spécialisé dans le VIH pour demander un Traitement Post Exposition (TPE) qui peut encore empêcher une éventuelle contamination au VIH/SIDA. L’idéal étant de s’y rendre le plus tôt possible. Le traitement est toujours gratuit, mais le suivi est facturé et remboursé par les mutualités.

Plus d’infos : depistage.be