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Quels sont les services d'aide en assuétudes

Services d’aide en province de Luxembourg

ALTO-LUX (Alternative aux Toxicomanies)
Fauvillers - 063/60.13.00 - p.lambinet@gmail.com

Appel (Alcoolisme, Parole, Partage et Liberté)
Arlon - 0473/21.39.97 - appel.arlon@gmail.com

CLA (Coordination Luxembourg Assuétudes)
Bastogne - 0498/46.46.26 - coordination@cla-lux.be

Drug’s Care CAL Luxembourg (Service d’aide et soins spécialisés en assuétudes)
Arlon - 063/23.05.00 - courrier@cal-luxembourg.be

Espas (Écoute, Suivi, Prévention, Assuétudes, Soutien)
Arlon - 063/23.68.71 - espas@arlon.be 

Joueurs anonymes
Marche-en-Famenne - 0496/27.65.96 - gregoire.pasc@skynet.be

Odas Coordination (Aide et prévention assuétudes)
Etalle - 063/45.01.26 - marie.sainlez@etalle.be - https://link.infini.fr/odas

SAP (Service d’Accueil et de Prévention)
Aubange - 063/38.87.16 - sapsud13@gmail.com

Solaix (Accompagnement aux personnes présentant un problème de dépendance)
Arlon ou Bastogne - 061/22.43.74 - administratif@solaix.be

SODA (Soutien et Orientation des Dépendances et Assuétudes)
Marche - 084/32.01.09 - soda@marche.be

Vie Libre (aide aux malades alcooliques et leurs proches)
Bertrix - 061/41.45.09 - info@vie-libre.be

Hors province de Luxembourg

Alcooliques Anonymes
078/15.25.56 - bsg@alcooliquesanonymes.be

Aide aux joueurs
02/502.08.61 - info@joueurs.aide-en-ligne.be

FARES (Fonds des Affections Respiratoires asbl)
02/518 18 66 - information@fares.be

Nadja (Traitement, documentation et prévention des dépendances)
04/223.01.19 - info@nadja-asbl.be

Tabac Stop
0800/111.00 - conseil@tabacstop.be

C’est quoi une addiction ?

“Et toi, c’est quoi ton addiction ?” C’est une question qu’on t’a peut-être déjà posée ? C’est un discours récurrent, même dans les médias, on nous parle d’addiction pour presque tout.
Quelques exemples : addiction à l’alcool, au sexe, aux jeux et même… à l’astrologie.
Surtout, ne t’inquiète pas et ne te fais pas un jugement trop rapide sur ton comportement ou celui de tes amis.

Pour y voir plus clair, il faut d’abord noter la différence entre l’addiction et la dépendance. Selon Christian Lüscher, neuroscientifique à l’Université de Genève et spécialiste dans ce domaine, “Ce sont deux phénomènes différents qui n’affectent pas le cerveau de la même manière. 
On parle de dépendance lorsqu’on souffre du syndrome de sevrage à l’arrêt brusque de la consommation. Par exemple, si une personne alcoolique arrête subitement sa consommation, elle risque de souffrir du syndrome de sevrage. Les symptômes les plus courants sont l'anxiété, des tremblements, l'agitation, la dépression, des nausées et un état de malaise…

D’un autre côté, l’addiction est la consommation excessive d’une substance, en dépit des conséquences néfastes. Certaines drogues entraînent à la fois dépendance et addiction, alors que d’autres ne provoquent que l’addiction. 

En outre, la dépendance touche tout le monde : si on vous prescrit de la morphine comme traitement antidouleur, au bout d’une semaine, vous deviendrez dépendant. Mais vous ne deviendrez pas pour autant accro ensuite.

Pour résumer, tu es peut-être addict aux réseaux sociaux (tu passes trop de temps dessus, ce qui t’empêche de dormir assez par exemple), mais tu ne peux pas avoir développé de dépendance par rapport à ceux-ci. Tu peux arrêter du jour au lendemain, sans sevrage (symptômes lors d’un arrêt de la consommation).

Comment savoir si tu es addict, dépendant ou aucun des deux ? Commence par évaluer ta consommation. Fais le bilan (quoi, quand, où, comment), tu auras plus facile de te limiter si tu comprends ce qui te pousse à consommer.

Comment savoir si j’ai une addiction ?

Tu peux tester ton addiction à différentes substances ou services (Internet, réseaux sociaux…) sur le site d'AddictAide.
ATTENTION, si les résultats du test t’inquiètent, il faut consulter un professionnel. Seul lui peut poser un véritable diagnostic !

Si tu sens accro à quelque chose et que tu veux réagir, il faudra te mettre en condition : éviter et/ou remplacer certaines habitudes de consommation et même de fréquentation (lieu, personnes…). Le plus dur est de ne pas abandonner ! N’hésite pas à en parler à des personnes de confiance qui sont là pour t’aider et non te juger. Cela peut être de la famille, des amis, un médecin, un psychologue… Contacte également un centre ou une association spécialisée. Ils proposent des informations, de l’aide et de l’écoute.

Toutes les drogues sont-elles dangereuses pour la santé ?

Oui, a degrés divers. 
Pourtant, il existe des drogues légales, c’est-à-dire qui sont en vente libre et donc autorisées par la société : l’alcool, le tabac et les substances détournées de leur usage premier tel que le gaz, le solvant... Mais «légales »ne veut pas dire sans contrôle… ni bonnes pour la santé. Pour rappel, si l’âge de vente est limité à 16 ans pour la bière et le vin et à 18 ans pour le tabac et tous les autres alcools, c’est bien à cause de leur effet délétère sur la santé...

Certaines substances comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, l’ecstasy, les amphétamines, les substances hallucinogènes... sont illégales. Cela signifie que, tant la vente que la détention, la culture et la consommation sont interdites.

Pour résumé, notre perception d'une drogue va dépendre de la culture, du pays, de la législation… En 2024, en Belgique, le cannabis est interdit, tandis que la cigarette est en vente libre. Dans 5 ans, ce sera peut-être le contraire. C’est une question politique avant tout.

En tant que mineur, je risque quoi si je consomme de la drogue ?

Si l’on parle de ta santé, tu risques tout simplement de la compromettre…
En effet, de nombreuses drogues ont des effets toxiques. Des effets néfastes peuvent survenir après une seule consommation (comme en cas d’overdose ou lorsqu’on se blesse alors qu’on est sous emprise d’une drogue), ou consécutivement à une consommation chronique potentiellement associée à une dépendance (comme des problèmes de santé et toute une série de problèmes sur le plan social, judiciaire, financier ou émotionnel).

Au niveau législatif, si tu es mineur, quelle que soit la substance, tu commets un fait qualifié d’infraction. Lors d’un contrôle, la procédure suivante sera mise en route :
    • La police établit un procès-verbal qu’il transfère au procureur du Roi. Celui-ci a plusieurs possibilités :
        ◦ classer ton dossier sans suite ;
        ◦ t’adresser ainsi qu’à tes parents un rappel à la loi ou un avertissement ;
        ◦ saisir le tribunal de la Jeunesse.
Dans ce dernier cas, le juge pourra prendre une mesure :
        ◦ la réprimande ;
        ◦ ta surveillance par un service social ;
        ◦ l’accomplissement d’une prestation éducative et d’intérêt général ;
        ◦ le traitement auprès d’un service spécialisé pour les toxicomanies ;
        ◦ si les faits sont graves et que tu as plus de 12 ans, le placement en Institution publique de protection de la jeunesse (I.P.P.J.)

Comment gérer les écrans avec les jeunes enfants ?

C’est une question qui revient souvent de la part des parents : comment gérer les écrans avec les enfants, surtout lorsqu’ils sont très jeunes ? Difficile de trouver le bon conseil, car les avis ne manquent pas et on pourra trouver tout et son contraire en ligne. Quoiqu’il en soit, si le discours est trop alarmiste (“les écrans provoquent l’autisme, on fabrique des crétins”), mieux vaut aller voir ailleurs !

Il est également difficile de proposer une formule adaptée à chaque individu en raison de multiples facteurs qui peuvent influencer la définition d'un usage approprié : facteurs génétiques, développementaux, environnementaux...

Néanmoins, c'est pour répondre à ces questions que le psychiatre Serge Tisseron a construit les balises 3-6-9-12.

  • Avant 3 ans : jouons, parlons, arrêtons la télé. À cet âge, l’enfant construit sa personnalité et son cerveau. Plus il passe de temps devant les écrans et moins il en a pour les jeux créatifs, les activités interactives et d’autres expériences cognitives sociales fondamentales. Des compétences telles que le partage, l’appréciation et le respect des autres, qui sont des acquisitions enracinées dans la petite enfance, s’en trouvent menacées.
  • De 3 à 6 ans : limitons les écrans, partageons-les, parlons en famille. À cet âge, l’enfant renforce ses acquisitions et commence son apprentissage de l’autorégulation. Les limites imposées au temps d’écran doivent en faire partie : d’une demi-heure à 3 ans à 1 heure maximum par jour à 6 ans. Le temps d’écran doit être partagé avec un parent.
  • De 6 à 9 ans : créons avec les écrans, expliquons-lui Internet. C’est la période de l’apprentissage des règles du jeu social. On peut acheter un appareil photo numérique, par exemple, et expliquer à son enfant le droit à l’intimité et le droit à l’image. Plutôt que se limiter à la consommation, il faut inviter l’enfant à créer avec les écrans. C’est aussi le bon âge pour commencer à discuter de son futur premier smartphone et fixer des règles familiales respectées par tous, notamment pas pendant les repas et pas la nuit.
  • De 9 à 12 ans : apprenons-lui à se protéger et à protéger ses échanges. Les enfants qui passent beaucoup de temps devant les écrans présentent une baisse des capacités d’attention et de concentration. Leur cerveau s’habitue à suivre ou enchaîner des mouvements ou des actions plutôt que de se mobiliser volontairement sur une tâche. Encourageons l’enfant à gérer son temps d’écran distractif, en l’invitant à utiliser un « carnet du temps d’écran ». Parlons aussi avec lui de ce qu’il voit et fait avec les écrans.

Puis-je avoir une addiction à mon smartphone ?

Résumé IA

Actuellement, seule l’addiction aux jeux d’argent est officiellement reconnue, mais des recherches montrent que l’usage excessif des écrans présente des caractéristiques proches de l’addiction : perte d’intérêt pour d’autres activités, obsession, dissimulation, ou impact sur les relations. Le smartphone, toujours à portée de main, est conçu pour inciter à une utilisation fréquente, favorisant même la nomophobie (peur d’être séparé de son téléphone). Ces constats soulignent la nécessité d’instaurer un cadre pour un usage responsable.

Ça y est, tu viens de rentrer en 1re secondaire et tu as pu négocier un smartphone avec tes parents. Tu es content, tu découvres plein d’applications, tu peux échanger des messages avec tes amis à tout moment et avec Internet, c’est tout un monde qui s’ouvre à toi.
Dès à présent, ce petit appareil qui te suit partout prendra une place très importante dans ta vie. 
Et une des premières inquiétudes qui touchent souvent les parents est la question de l’addiction. Alors, peut-on parler d’addiction au smartphone au même titre qu’à l’alcool par exemple ? Et si oui, est-ce un phénomène important ?
En quelques mots , à ce jour, l’addiction au jeux d’argent est la seule addiction comportementale reconnue par le DSM (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de référence qui en est à sa 5e édition). 
Néanmoins, des études se sont déjà penchées sur l’addiction aux écrans et montrent des spécificités liées aux addictions. On peut citer une perte d’intérêt à d’autres activités que les écrans, la préoccupation (être souvent absorbé par les écrans, même lorsqu’on n’en utilise pas), mentir à propos de sa pratique des écrans ou la dissimuler, risquer ou perdre des relations à cause de l’usage d’écrans. Ces résultats devront être validés par d’autres études afin que cette nouvelle addiction puisse être répertoriée dans le DSM-6 d’ici quelques années.
Au-delà de la reconnaissance scientifique officielle, on remarque que la spécificité du smartphone (il est tout le temps avec toi) incite les développeurs des réseaux sociaux ou des jeux de tout mettre en œuvre pour que tu sois tenté de l’utiliser le plus possible. D’ailleurs de nombreuses personnes éprouve ce qu’on appelle de la nomophobie : la peur d'être séparé de son téléphone mobile. 
Ces différents éléments pris en compte démontrent l’importance qu’on réfléchisse à son usage et à créer un cadre pour une utilisation responsable. 

Comment gérer mon temps d’écran ?

Un premier aspect est de t’assurer que tu restes le maître et que lui (le smartphone) reste cet outil numérique bien pratique.
Par ex. : les notifications sont là pour te pousser à utiliser ton smartphone quand d’autres (développeurs, publicitaires, vendeurs…) l’ont décidé. Ne faudrait-il pas les désactiver ? Ou à des moment clés, comme pendant tes devoirs ?

Une solution est de réfléchir, en famille, sur ce que tu veux faire avec ton téléphone, combien de temps tu veux l’utiliser par jour et comment tu vas te mettre des limites pour t’assurer que tu restes maître de ton utilisation.

Au niveau des règles, il y en a peu qui sont valables pour tout le monde. Chacun doit prendre le temps de réfléchir à la mise en place de règles adaptées à son utilisation. De plus, le fait que tu participes à la mise au point de celles-ci leur donnera plus de sens et te poussera à mieux les suivre.

Pour t’aider, voici quelques exemples de règles qui fonctionnent pour beaucoup :

  • prévoir des moments d’arrêt : garder des moments sans ton smartphone te permet de pouvoir déconnecter, par exemple, avant d’aller te coucher. En effet, même si ton téléphone, peut  te permettre de te détendre, il peut aussi te stresser ou t’exciter ;
  • surveiller son temps d’écran grâce aux applis intégrées : configure ton "temps d’écran" sur iPhone ou ton "Bien-être numérique" sur Android. On sous-estime souvent sa consommation. La constater pourrait te décider à te modérer ;
  • le pouvoir de la flemme : si tu mets ton téléphone dans une autre pièce pendant que tu étudies, tu auras trop la flemme de te déplacer pour aller voir si tu as des notifications et tu pourras mieux te concentrer ;
  • instaurer des temps sans écrans pour TOUTE la famille : pendant les repas par exemple, cela sera positif pour promouvoir la discussion.

Une fois que tu as bien réfléchi aux règles nécessaires à une utilisation saine de ton téléphone, le mieux est encore de le faire par écrit. Tu pourras ressortir le document lors des futures modifications.

Je veux en savoir plus sur les écrans et leur conséquences!

Et on te comprend ! Un sujet si vaste va produire de nombreuses informations à son sujet. Pour t’aider à y voir plus clair, voici une série de ressources qui pourront t’aider, ainsi que ta famille : 

La lumière bleue est-elle réellement dangereuse pour nos yeux ? > Article

Grandir avec les écrans "la règle 3-6-9-12" > Article + livre

Votre enfant devant les écrans : ne paniquez pas ! > Livre

Internet aussi, c'est la vraie vie ! > Roman graphique

Les jeux vidéos et nos enfants > BD

Mes parents, moi et mes écrans > Vidéo

Le mythe du geek autiste > Podcast

Le choix à l'ère du numérique : comment échapper au risque de submersion ? > Podcast

À l’école de la "réputation numérique" : cinq lycéens prennent le micro > Podcast

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