Derniere mise à jour 27 Avr 2021

Temps de lecture : 6 minutes

Que tu sois hétéro, homo ou bi, l’idée d’une relation est parfois entachée par ce que toi ou ton/ta partenaire voyez à la télé, dans les publicités, sur internet… Les idées reçues peuvent nuire à votre relation ainsi qu’à votre bien-être personnel. Pour la vivre pleinement, il faut prendre conscience de tes besoins et de ceux de ton/ta partenaire, de vos libertés mais aussi de vos responsabilités.
Une relation, c’est avant tout une histoire de respect, d’égalité et d’épanouissement.
Tu trouveras dans ce chapitre des informations, des organismes et des renseignements pour t’aider à gérer au mieux ton identité et ta relation.

1- La majorité sexuelle

La loi dit qu’un jeune peut décider de sa sexualité à 16 ans. Tu peux donc avoir des relations sexuelles à 16 ans si ton partenaire a également 16 ans et que vous soyez consentants.

Avant 16 ans, les relations sexuelles sont considérées comme des infractions (attentat à la pudeur – même s’il y a consentement et sans violence –  ou viol – si absence de consentement et violences).

Avant 14 ans, tout rapport sexuel est considéré comme un viol même si les partenaires sont consentants et qu’il n’y a pas eu de violence.

2- Qu’est-ce que le consentement ?

Le consentement c’est lorsqu’une personne accepte volontairement la proposition ou les désirs d’une autre personne.

Quelques précisions… :

  • Le consentement doit être volontaire… céder face à l’insistance, à la pression ou au chantage affectif n’est pas consentir.
  • Le consentement doit être clair… l’absence de refus ne veut pas dire consentement ! En cas de doute, il faut demander.
  • Le consentement doit être donné par une personne qui est capable de consentir… quelqu’un qui est très alcoolisé, endormi, inconscient, drogué… n’est pas capable de consentir.
  • Le consentement doit être spécifique… Il doit être donné à chaque étape et à chaque fois.
  • Le consentement est toujours révocable… on peut changer d’avis à n’importe quel moment.

Source : https://lessalopettes.wordpress.com

#jdiwi – GuiHome fait le point pour toi :

Qu’est-ce que tu risques légalement ?

Si je suis majeur et que mon partenaire n’a pas la majorité sexuelle (moins de 16 ans), je risque d’être poursuivi devant le Tribunal correctionnel et je pourrais être condamné à une peine (d’amende, d’emprisonnement…). Et ce, même si mon partenaire est consentant.

Si je suis mineur, il y a plusieurs possibilités : 

  • J’ai plus de 16 ans et mon partenaire a moins de 16 ans, je pourrais être poursuivi devant le Tribunal de la Jeunesse qui pourra m’imposer des mesures telles que m’imposer des conditions ou un suivi éducatif intensif voire un placement. Et ce, même si mon partenaire est consentant.
  • J’ai moins de 16 ans et mon partenaire aussi a moins de 16 ans, nous commettons tous les deux une infraction et le Tribunal de la Jeunesse pourra nous imposer à tous les deux une mesure. Et ce, même si nous sommes tous les deux consentants.

Source : Service Droits des Jeunes http://www.sdj.be/la-vie-affective-et-sexuelle-du-mineur/

3- Ton identité sexuelle

Tu te poses des questions sur ton identité sexuelle ? Tu as peur des préjugés, des discriminations, d’exprimer réellement ce que tu ressens ?
Afin de t’épanouir pleinement dans ta vie et tes relations, il faut t’accepter et te faire accepter. Faire un choix de vie qui te convienne et non pas celui que ton entourage t’impose.
Pour en discuter et rencontrer des personnes dans la même situation que toi, tu peux t’adresser aux Maisons Arc-en-Ciel. Créée par et pour les LGBT (lesbiennes, gays, bi et transgenres), la Maison Arc-en-Ciel de la Province de Luxembourg s’adresse également à tes ami(e)s et proches.
Tu y trouveras de l’information, de l’orientation, des activités, des rencontres mais également de l’écoute et du soutien.

Maison Arc-en-ciel – Virton
063/22.35.55 ou 061/22.50.60 du lundi au vendredi, de 9h à 17h
0471/49.80.53 du lundi au vendredi, de 9h à 17h
0476/26.81.43 après 18h ou le week-end (Rain’Gaum)
www.lgbt-lux.be – courrier@lgbt-lux.be

2- Ta contraception

“Parce qu’il existe plus de contraceptifs féminins que masculins, beaucoup considèrent que la contraception est une « affaire de femmes », mais elle concerne les deux partenaires. Si la contraception fait défaut, qu’un « couac » se produit et qu’une grossesse non désirée survient, la femme n’est pas la seule concernée. Parce qu’avoir ou ne pas avoir un enfant, ça se décide à deux, la contraception ne doit pas être un tabou dans le couple.” – www.planningsfps.be

Hormis le préservatif (masculin et féminin), AUCUN AUTRE MOYEN contraceptif ne te protège des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) !

  • La contraception hormonale qui empêche l’ovulation :
  • La contraception mécanique, qui crée une barrière contre les spermatozoïdes :

Tu peux également associer différents types de contraception mécanique pour renforcer leur fiabilité comme par exemple le préservatif et le spermicide.

  • La contraception d’urgence :

Pour savoir quel moyen contraceptif te correspond le mieux, rends-toi auprès de ton médecin, de ton gynécologue ou d’un centre de planning familial. www.loveattitude.bewww.sips.be

3- Le point sur la contraception masculine

Actuellement en Belgique, il n’y a que deux méthodes de contraception masculine reconnues par les autorités de la santé : le préservatif masculin et la vasectomie. 

Mais d’autres méthodes sont à l’essai ou déjà disponibles mais pas encore reconnues.

On peut citer la contraception masculine thermique et la contraception hormonale. Ces méthodes jouent principalement sur la quantité de spermatozoïdes présents dans le sperme et leur mobilité.

Tu ne le savais pas ? Beaucoup d’hommes et de femmes ne les connaissent pas non plus ! Mais il est temps que cela change, non ?

Alors si tu veux voir toutes les options qui s’offrent à toi consulte sans plus tarder ton centre de planning familial !

Et n’hesite pas à consulter le dossier très complet et accessible sur le site de la Fédération des Centre de planning familial : https://www.planningsfps.be/nos-dossiers-thematiques/dossier-contraception/

Une belle lecture à faire en couple !

  • Regarde cette vidéo de Parlons peu mais parlons ! sur la contraception masculine :

3- En cas de grossesse

Avoir des enfants change la vie et demande de l’organisation.

En cas de grossesse (désirée ou non), un des premiers réflexes peut être de prendre contact avec le centre de planning familial le plus proche de chez vous (p.

  1. L’IVG doit être intervenir avant la fin de la 12ème semaine de conception (14 semaines d’aménorrhée autrement dit d’absence de règles) ;
  2. Un délai de six jours de réflexion doit être respecté entre la première consultation prévue et le jour de l’IVG. Ce délai ne peut être raccourci sauf s’il existe une raison médicale urgente pour la femme d’avancer l’interruption de grossesse.

Ces conditions sont cumulatives. Autrement dit, si elles ne sont pas toutes respectées, le médecin et la femme ayant eu recours à l’IVG sont susceptibles d’être punis d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de cinquante à deux cents euros.

L’IVG doit se dérouler soit dans un Centre extrahospitalier : c’est-à-dire les Centres de Planning familial (à Bruxelles et en Wallonie) et les « abortus centra » (en Flandre), soit dans un hôpital.

En province de Luxembourg, il existe un centre IVG au Planning Familial FPS d’Arlon. Rue de la Moselle, 1 – 6700 Arlon –  063/23.22.43 – cpf.arlon@mutsoc.be – www.planning-familial.be.

Source : www.planningsfps.be

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