Derniere mise à jour 19 Avr 2022

Temps de lecture : 7 minutes

Toute relation est parfois entachée par ce que toi ou ton/ta partenaire voyez à la télé, dans les publicités, sur internet… Les idées reçues peuvent nuire à votre relation ainsi qu’à votre bien-être personnel. Pour la vivre pleinement, il faut prendre conscience de tes besoins et de ceux de ton/ta partenaire, de vos libertés mais aussi de vos responsabilités.

Une relation, c’est avant tout une histoire de respect, d’égalité et d’épanouissement.

Tu trouveras dans ce chapitre des informations, des organismes et des renseignements pour t’aider à gérer au mieux ton identité et ta relation.


La majorité sexuelle

La loi dit qu’un jeune peut légalement avoir des relations sexuelles à partir de 16 ans. À condition, bien sûr, que vous soyez consentants.
Avant 14 ans, tout rapport sexuel est considéré comme un viol même si les partenaires sont consentants.

Entre 14 et 16 ans, c’est plus compliqué. Pour le moment, il s’agit d’une infraction qui pourra être qualifiée d’attentat à la pudeur ou de viol, selon les circonstances. Toutefois, la législation devrait dépoussiérer la loi en 2022. On te tient au courant !

Et tes parents, ils peuvent t’interdire d’avoir des relations après 16 ans ?
Et bien oui ! Tu es soumis à l’autorité parentale jusqu’à tes 18 ans. Ils ont donc un devoir d’éducation et de surveillance, notamment au niveau de tes fréquentations.
En conclusion, même si leur autorité doit être exercée en fonction de ta maturité, tes parents peuvent t’interdire certaines relations s’ils estiment qu’elles pourraient t’être nuisibles.

Qu’est-ce que le consentement ?

Le consentement c’est lorsqu’une personne accepte volontairement la proposition ou les désirs d’une autre personne.

Quelques précisions…

  • Le consentement doit être volontaire ! Céder face à l’insistance, à la pression ou au chantage affectif n’est pas consentir.
  • Le consentement doit être clair ! L’absence de refus ne veut pas dire consentement ! En cas de doute, il faut demander.
  • Le consentement doit être donné par une personne qui est capable de consentir ! Quelqu’un qui est très alcoolisé, endormi, inconscient, drogué… n’est pas capable de consentir.
  • Le consentement doit être spécifique ! Il doit être donné à chaque étape et à chaque fois.
  • Le consentement est toujours révocable ! On peut changer d’avis à n’importe quel moment.
    Source : https://lessalopettes.wordpress.com

#jdiwi – GuiHome fait le point pour toi : https://link.infini.fr/jdiwi

Infor Jeunes dans ta classe

La notion de consentement c’est pas toujours évident. C’est pourquoi nous avons développé des animations de 2×50’ pour les jeunes de 5e primaire jusqu’aux rhétos.
Infos : https://link.infini.fr/consentementij


Les stéréotypes de genre, c’est quoi ?

Les stéréotypes de genre sont des opinions toutes faites, des croyances concernant les goûts, qualités, attitudes… associées au masculin et au féminin. Ils sont issus des processus de socialisation (famille, école, médias, religion…) et conditionnent nos comportements, valeurs et représentations.
Ces stéréotypes peuvent dès lors limiter le développement des envies et capacités des individu.e.s. Mais aussi leurs expériences vécues en milieu scolaire ou professionnel et les possibilités que leur offre la vie en général.

Si tu te poses des questions à ce sujet, que tu veux te former ou même organiser un événement, prends contact avec :
Crible ASBL – 0472/47.32.71
info@cribleasbl.be – www.cribleasbl.be

Ton identité sexuelle

Tu te poses des questions sur ton identité sexuelle ? Tu as peur des préjugés, des discriminations, d’exprimer réellement ce que tu ressens ?

Afin de t’épanouir pleinement dans ta vie et tes relations, il faut t’accepter et te faire accepter. Faire un choix de vie qui te convienne et non pas celui que ton entourage t’impose.

Pour en discuter et rencontrer des personnes dans la même situation que toi, tu peux t’adresser aux Maisons Arc-en-ciel. Créée par et pour les LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, transgenres, queers, intersexué.e.s, assexuel.le.s et le « plus » pour signifier
que la communauté est plus large encore.), la Maison Arc-en-ciel de la Province de Luxembourg s’adresse également à leurs ami(e)s et proches.

Tu y trouveras de l’information, de l’orientation, des activités, des rencontres mais également de l’écoute et du soutien.

Un peu de lecture sur le sujet ? Consulte le Guide des jeunes LGBTQIA+ disponible sur notre site :
www.bougerjeunes.be/telechargements

Maison Arc-en-ciel – Virton
063/22.35.55 ou 061/22.50.60 du lundi au vendredi, de 9h à 17h
0471/49.80.53 du lundi au vendredi, de 9h à 17h
0476/26.81.43 après 18h ou le week-end (Rain’Gaum)
www.lgbt-lux.be – courrier@lgbt-lux.be

Les droits des LGBT avancent, mais les normes liées à l’hétérosexualité restent. Camille propose de déconstruire l’hétéronormativité de notre société, tout ce qui est considéré comme naturel et inné en ce qui concerne l’identité de genre et la sexualité. Dans ce podcast, Camille Regache parle des lesbiennes, gay, bi, trans, mais surtout, parle des hétéros.
https://www.binge.audio/podcast/camille/camille

Ta contraception

Parce qu’il existe plus de contraceptifs féminins que masculins, beaucoup considèrent que la contraception est une « affaire de femmes », mais elle concerne les deux partenaires. Si la contraception fait défaut et qu’une grossesse non désirée survient, la femme n’est pas la seule concernée. Parce qu’avoir ou ne pas avoir d’enfant, ça se décide à deux, la contraception ne doit pas être un tabou dans le couple.
www.planningsfps.be

Hormis le préservatif (masculin et féminin), AUCUN AUTRE MOYEN contraceptif ne te protège des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) !

Tu peux également associer différents types de contraception mécanique pour renforcer leur fiabilité comme par exemple le préservatif et le spermicide.

Le point sur la contraception masculine

Actuellement en Belgique, il n’y a que deux méthodes de contraception masculine reconnues par les autorités de la santé : le préservatif masculin et la vasectomie.

D’autres méthodes sont à l’essai ou déjà disponibles mais pas encore reconnues.
Si tu penses, et c’est une bonne chose, que les femmes n’ont pas à supporter, seules, la charge de la contraception, fais attention avant de tester une méthode alternative.

Pour de nombreuses raisons, la recherche scientifique n’est pas aboutie pour le moment. Et n’oublie pas qu’un suivi médical est indispensable pour transmettre toutes les informations utiles validées scientifiquement. Tu peux consulter un spécialiste tel qu’un gynécologue (formé à l’andrologie) ou un urologue.
Si le sujet t’intéresse, la RTBF a produit un documentaire très complet que tu peux retrouver ici :
https://link.infini.fr/contraceptionmasc

En attendant, si tu veux voir toutes les options de contraception qui s’offrent à toi, consulte sans plus tarder ton centre de planning familial !
Et n’hésite pas à consulter le dossier très complet et accessible sur le site de la Fédération des Centre de planning familial : https://link.infini.fr/contraception. Une belle lecture à faire en couple !

Pour savoir quel moyen contraceptif te correspond le mieux, rends-toi auprès de ton médecin, de ton gynécologue ou d’un centre de planning familial.
www.loveattitude.bewww.sips.be

Regarde cette vidéo explicative sur les différents moyens de contraception féminine :
http://bit.ly/2kQ2PnM

Pour y voir plus clair, tu trouveras dans notre permanence des brochures diverses et variées qui traitent de ce sujet.

En cas de grossesse

Si tu es mineure ou en cas de grossesse involontaire, un des premiers réflexes à avoir est de prendre contact avec le centre de planning familial le plus proche. Tu y recevras des conseils avisés et différentes solutions te seront proposées. N’hésite pas à te faire accompagner dans cette aventure. Si tu es encore sous obligation scolaire, des dispositions spéciales seront à prendre avec ton école, tes parents…

Si tu ne souhaites pas mener la grossesse à terme, tu peux recourir à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) sous certaines conditions.
En Belgique, c’est la loi du 15 octobre 2018 qui encadre l’interruption volontaire de grossesse (IVG). L’IVG est autorisée si elle est pratiquée sous certaines conditions définies par la loi :

  • L’IVG doit être intervenir avant la fin de la 12ème semaine de conception (14 semaines d’aménorrhée autrement dit d’absence de règles) ;
  • Un délai de six jours de réflexion doit être respecté entre la première consultation prévue et le jour de l’IVG. Ce délai ne peut être raccourci sauf s’il existe une raison médicale urgente pour la femme d’avancer l’interruption de grossesse.

Ces conditions sont cumulatives, c’est-à-dire qu’il faut absolument suivre les deux !

L’IVG doit se dérouler soit dans un Centre extrahospitalier : c’est-à-dire les Centres de Planning familial (à Bruxelles et en Wallonie) et les « abortus centra » (en Flandre), soit dans un hôpital.

En province de Luxembourg, il existe un centre IVG au Planning Familial FPS d’Arlon.
Rue de la Moselle, 1 – 6700 Arlon – 063/23.22.43
www.planning-familial.be

Source : www.planningsfps.be

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