Derniere mise à jour 27 Avr 2021

Temps de lecture : 6 minutes

Le stage d’insertion professionnelle est la période comprise entre le moment où tu termines tes études et t’inscris comme demandeur d’emploi et le moment où, si tu n’as toujours pas trouvé d’emploi, tu pourras prétendre aux allocations d’insertion.

Durant la période du stage d’insertion, tu dois répondre impérativement aux obligations suivantes :

  • ne pas refuser un emploi convenable (qui correspond à une série de critères, dont l’aptitude professionnelle et physique, le salaire, le lieu de travail…), une formation professionnelle ou une Convention Premier Emploi ;
  • être disponible sur le marché de l’emploi ;
  • te présenter auprès d’un employeur lorsque tu y as été invité par le FOREM ;
  • te présenter auprès du FOREM après avoir été invité par ce service ;
  • prévenir le FOREM de tout changement de situation (changement d’adresse, reprise des études…) ;
  • demander une autorisation à l’ONEM pour certains cas spécifiques (bénévolat, reprise de cours…) ;
  • rechercher activement un emploi et obtenir deux évaluations positives par rapport à cette recherche durant ton stage.

Ton stage d’insertion est une période privilégiée pour trouver ton premier travail. Tu seras d’ailleurs convoqué tous les 4 mois par le FOREM pour prouver tes démarches actives de recherche d’emploi. Et ce, dès le 1er mois de ton stage d’insertion !

Tu dois savoir que seuls les trois premiers mois de ton stage d’insertion seront consacrés aux recherches d’emploi propre à tes études, à ton secteur d’activités. Après ce délai, tu devras élargir ta recherche.

Attention, en cas de démarches jugées insuffisantes, ton droit aux allocations d’insertion peut être supprimé. Il est donc plus que conseillé de garder toutes les preuves de tes recherches d’emploi (attestations de l’employeur potentiel imprimées, agenda de tes démarches, courriers postaux, mails envoyés et reçus…).

Télécharge un tableau synthèse dans lequel tu pourras compiler toutes tes recherches d’emploi

1- La durée du stage

La durée de ton stage d’insertion est de 310 jours ouvrables (12 mois), quel que soit ton âge au moment de ton inscription comme demandeur d’emploi. Il débute soit le 1er août si tu as terminé tes études en juin avec inscription avant le 8 août, soit le jour de ton inscription.

Certaines situations peuvent prolonger ou diminuer ton stage d’insertion professionnelle.

Par ex. : tu es demandeur d’emploi et tu pars en vacances 15 jours. Cette période ne sera pas comprise dans ton stage d’insertion, car tu ne seras pas considéré comme jeune disponible et actif dans ta recherche d’emploi durant cette période.

Au cours de ton stage d’insertion, tu conserves les allocations familiales et le statut de personne à charge à la mutuelle si tu as moins de 25 ans.

2- Conséquences du travail étudiant

Le travail étudiant effectué après les études :
les jours de travail étudiant situés après le 31 juillet qui suivent la fin de tes études sont pris en considération pour le calcul de la durée de ton stage d’insertion professionnelle.

N’oublie pas que tu n’es plus considéré comme étudiant à partir du moment où tu es diplômé (que ce soit en juin, septembre ou janvier). Si tu es diplômé en juin le Contrôle des Lois Sociales ne te considère plus comme étudiant durant les vacances d’été. Pour Famiwal (allocations familiales), tu peux encore jobber en juillet, août et septembre. Et oui, c’est contradictoire… Vive la Belgique ! N’hésite pas à nous contacter pour plus d’information si tu te retrouves dans cette situation.

Consulte le module de l’ONEM pour calculer la durée de ton stage d’insertion sur : bit.ly/2T1Y89M

3- Les allocations d’insertion

Si après ton stage d’insertion de 310 jours, ta recherche d’emploi est toujours infructueuse, tu pourras percevoir des allocations d’insertion sous certaines conditions :

  • ne plus être soumis(e) à l’obligation scolaire qui prend fin au mois de juin de l’année de tes 18 ans ;
  • avoir terminé un cycle d’études, c’est-à-dire avoir suivi (sans nécessairement avoir réussi) la 6e année de secondaire général ou au moins la 3e année de l’enseignement secondaire professionnel, artistique ou technique, ou avoir suivi une formation en alternance (CEFA, IFAPME) ;
  • ne plus suivre d’études de plein exercice. Ceci comprend toute activité qui est relation avec tes études comme un stage, un mémoire ou une matière à représenter ;
  • avoir accompli le stage d’insertion professionnelle de 310 jours (= 12 mois) ;
  • avoir moins de 25 ans lors de la demande d’allocations. Reste attentif aux différentes choses pouvant repousser cette échéance (redoublement, réorientation, année à l’étranger…). Ceci ne doit pas être un frein à tes projets, mais sois conscient des conséquences de tes choix ;
  • avoir obtenu deux évaluations positives lors de ton stage d’insertion prouvant que tu recherches activement un emploi.

Si tu as entre 18 et 21 ans, tu ne peux faire la demande d’allocations que si tu as obtenu un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ou une formation en alternance. La liste des certificats et diplômes est disponible à cette adresse www.onem.be/fr/documentation/feuille-info/t35. Si tu n’as pas de diplôme, tu dois attendre tes 21 ans pour ouvrir le droit aux allocations.

Si tu es né(e) après le 1er janvier 2001, tu continues à toucher les allocations familiales jusqu’à 21 ans même si tu ne peux pas percevoir d’allocations d’insertion.

Quel montant?
Les montants varient en fonction de ton âge et de ta situation familiale. Le montant de l’allocation se calcule par jour, un mois habituel comptant 26 jours ouvrables. Pour le calcul exact, adresse-toi au FOREM ou procure-toi le dossier Infor Jeunes « Allocations d’insertion professionnelle » disponible dans notre permanence.

En cas d’exclusion

Les personnes exclues du bénéfice des allocations d’insertion auront la possibilité de s’adresser au CPAS. Si le montant des allocations d’insertion n’est pas fort différent de celui du revenu d’intégration sociale (RIS), il faut savoir que les conditions d’octroi ne sont pas les mêmes. Le droit au RIS est en effet octroyé à la suite d’une enquête sociale et d’une enquête sur les ressources. Le CPAS tiendra compte des moyens d’existence des membres majeurs du ménage. Certaines personnes (sous statut cohabitant notamment) risquent donc de se voir refuser l’aide du CPAS.

Pour savoir quelles aides tu peux recevoir du CPAS consulte le chapitre “SOCIAL”.

4- Les allocations de chômage
Tu pourras toucher des allocations de chômage si tu as perdu ton emploi ou si tu es en fin de contrat et que tu réponds aux conditions de durées de travail nécessaires.

Nombre de jours de travail salarié prestés pour avoir droit aux allocations de chômage :

Moins

de 36 ans

  • soit 312 jours au cours des 21 mois précédant ta demande
  • soit 468 jours au cours des 33 mois précédant ta demande
  • soit 624 jours de travail au cours des 42 mois précédant ta demande

L’ONEM compte en général 78 jours par trimestre. Les règles de calcul sont assez complexes, notamment pour le travail à temps partiel.

Attention! Si tu as travaillé peu de temps, ou à mi-temps uniquement, tu n’atteins peut-être pas le nombre de jours suffisants pour avoir droit au chômage sur base du travail.

Tu «retombes» alors dans le système du chômage après les études, c’est-à-dire les allocations d’insertion.

Les journées pendant lesquelles tu as travaillé sont prises en compte pour calculer le stage d’insertion.

Consulte le dossier Infor Jeunes «Allocations de chômage» dans notre permanence.

Catégories : travail

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