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1. La colocation

La colocation est de plus en plus envisagée au vu du prix des loyers. Cela peut être une bonne manière de partager les frais d’un appartement et d’avoir une vie sociale plus animée.

Depuis le 1er janvier 2018 à Bruxelles ou le 1er septembre 2018 en Wallonie, le bail de colocation existe bel et bien et doit être accompagné obligatoirement d’un pacte de colocation.

Si tu as signé ou renouvelé ton bail AVANT le 1er janvier 2018 à Bruxelles ou le 1er septembre 2018 en Wallonie, tu peux te retrouver dans 3 situations :

  • Tes colocataires et toi avez signé le contrat de bail.
    Vous êtes TOUS tenus responsables de tous les engagements et obligations liés au bail. Si l’un ne paie pas sa part de loyer, les autres doivent assumer le paiement.
  • Tu n’as pas signé de contrat de bail, mais tu paies un loyer.
    On suppose alors que tu es en sous-location. Il n’y a aucun lien entre toi et le propriétaire. Afin de prévoir la répartition des engagements et devoirs de chacun (loyer, charges, départ et fin de colocation, règles de vie commune…), il vaut mieux établir un pacte de colocation/sous-location. Ce pacte permet d’établir un lien juridique entre les sous-locataires et le locataire principal.
  • Tu as signé seul le contrat de bail avec le propriétaire.
    Tu es donc l’intermédiaire entre le propriétaire et tes colocataires. Tu seras chargé de conclure les contrats de sous-location, de collecter les loyers et les charges. Tu seras également le seul responsable aux yeux du propriétaire en cas de problème matériel ou financier. Il vaut mieux donc établir un pacte de colocation/sous-location.

Dans les 2 derniers cas, si le contrat de bail principal ne permet pas la sous-location, la colocation ne pourra pas avoir lieu.

  • La clause de solidarité
    Dans le cas où tes colocataires et toi avez signé le bail, il est conseillé de rédiger une clause de solidarité dans le bail. Cela permet de te protéger ainsi que tes colocataires si l’un de vous ne respecte pas le paiement du loyer et/ou des charges.

En effet, avec cette clause de solidarité, vous pourrez vous retourner contre le colocataire qui manque à ses obligations via une mise en demeure (dernier rappel/avertissement avant une action en justice) pour récupérer l’argent que vous avez payé à sa place. S’il n’y a pas de réaction suite à la mise en demeure, il sera nécessaire de s’adresser à un juge de paix.

  • Le pacte de colocation

Ce pacte n’est pas obligatoire pour les baux signés ou renouvelés avant le 1er janvier 2018 à Bruxelles ou le 1er septembre en Wallonie, mais il est vivement recommandé. Il permet d’établir par écrit la répartition des obligations de chacun dans la colocation, comme par exemple la répartition du loyer, des charges, l‘inventaire des biens meubles… mais également l’organisation des tâches quotidiennes, la présence d’animaux ou d’instruments de musique…
Le pacte n’a de valeur de contrat que s’il est signé, daté, qu’il contient les identités de toutes les personnes et qu’il existe en autant d’exemplaires que de parties l’ayant signé.

Pour aller plus loin : télécharge des exemples de clause de solidarité et de pacte de colocation

  • Les conséquences de la colocation
    Il faut savoir que la colocation peut avoir des conséquences sur les montants perçus des allocations familiales, les remboursements de certains soins à la mutuelle (si tu es dans la vie active), les montants des allocations d’insertion professionnelle (si tu es demandeur d’emploi) et le montant du revenu d’intégration sociale (si tu es bénéficiaire du CPAS).

Pour y voir plus clair, tu trouveras plus d’infos à ce sujet dans le dossier Infor Jeunes « Logement étudiant » disponible à la consultation dans nos locaux


2. Intergénérationnel

Au fil des années, les prix des locations, kots et autres logements n’ont cessé d’augmenter. Il devient parfois difficile de trouver un logement qui correspond à son budget. Une alternative est apparue il y a peu et commence à se développer un peu partout en Belgique : l’habitat intergénérationnel.

Il s’agit d’un logement (kot, chambre, pièces…) mis à la disposition d’un jeune par des personnes âgées ou des familles en échange d’une présence dans la maison et de petits travaux (faire les courses, sortir les poubelles, initier la personne aux nouvelles technologies, babysitting, aide aux devoirs…).

L’A.S.B.L. « Un toit, deux âges » propose ce type de logement alternatif.

Tu trouveras plus d’infos sur www.1toit2ages.be.

Il y a quelques détails dont il faut tenir compte pour ce type de logement :

  • Tu n’as pas la possibilité de te domicilier chez le senior. Cela entraînerait une diminution du montant de la pension de la personne âgée, car celle-ci perdrait son statut d’« isolé » ;
  • l’A.S.B.L. « Un toit, deux âges » demande une participation annuelle de 250 € pour ses frais de fonctionnement en plus du loyer mensuel à verser à l’accueillant (de 180 à 300 €).

3. KAP

Un kot-à-projet (kap) est une association composée de 8 à 12 étudiants, qui en plus de vivre ensemble au sein d’un logement communautaire (un kot), mènent à bien un projet qui leur tient à cœur.

Le projet consiste habituellement à organiser des activités destinées aux autres étudiants ainsi qu’aux habitants des environs et à leurs enfants. Chaque kot-à-projet est spécialisé dans un domaine précis relatif par exemple à la culture, à l’aide humanitaire ou sociale, au sport, ou encore à la protection de l’environnement. Outre l’organisation d’activités, les kots-à-projet peuvent également fournir des services ou sensibiliser les autres étudiants à leur cause. Dans tous les cas, ils permettent le rassemblement et la discussion.

Il existe 130 kots-à-projet en Belgique. Voici quelques exemples :

Il n’y en a pas dans ta région ? N’hésite pas à proposer ton projet à ton école !

Plus d’infos dans le chapitre «Projets».


4. Logement Social

Tu as des difficultés financières ? Quelques solutions existent :

  • Les logements communaux : certaines communes proposent des logements en location. Renseigne-toi auprès d’elles.
  • Les agences immobilières sociales (AIS) : leur mission est de maintenir, réintroduire ou créer un maximum de logements à louer, que ce soit dans le secteur privé ou public et ce, dans leurs limites territoriales.
  • Les associations de promotion du logement (APL) : ces associations ont pour but de contribuer à la mise en œuvre du droit à un logement décent (p.99). La priorité est donnée aux ménages en état de précarité.
  • Le logement social : les Sociétés de Logement de Service public gèrent et louent des logements réservés aux personnes à revenus modestes. Il existe une version de cette aide destinée aux étudiants. Renseigne-toi auprès d’elles.

Conditions financières

Autres conditions

Loyer

AIS

  • 27 400€/an isolé
  • 34 200€/an ménage
  • + 2 500€ supplément si personne à charge
  • Relatives au locataire
  • Accepter un accompagnement social
  • Soit négocié avec le propriétaire
  • Soit +/- 20%des revenus SI logement transitoire ou insertion

APL

  • 13 700€/an isolé
  • 18 700€/an ménage
  • + 2 500€ supplément si personne à charge
  • Relatives au locataire
  • Accepter un accompagnement social

+/- 20% des revenus

Logement Social

  • 42 400€/an isolé
  • 51 300€/an ménage
  • + 2 500€ supplément si personne à charge
  • Administratives
  • Relatives au statut du demandeur

+/- 20% des revenus


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